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Embaucher un freelance ou un prestataire : les vérifications administratives à faire avant de signer

contrat prestataire

Le profil est bon, le devis tient la route, et le démarrage est prévu pour lundi. C’est souvent à ce moment-là qu’on part trop vite. Quelques minutes de contrôles avant la signature évitent pourtant des ennuis qui, eux, durent des mois : requalification, travail dissimulé, textes qui ne vous appartiennent pas, accès aux données restés ouverts. Voici ce qu’il faut vérifier, dans quel ordre, et les pièges qui coûtent cher quand on les oublie.

Pourquoi ces vérifications ne sont pas une simple formalité

On entend parfois qu’un contrôle administratif, c’est de la paperasse. Sauf que dans ce cas, la paperasse protège d’abord le donneur d’ordre, c’est-à-dire vous. Trois risques reviennent régulièrement.

Identifier juridiquement la personne ou la structure

Commencez par le plus simple. Le nom sur le devis n’est pas forcément celui qui figure au registre. La confusion entre SIREN et SIRET est fréquente, et elle se paie sur la facture : sur ce point, Ca Va Etre Genial détaille la différence entre les deux numéros.

Vérifier le SIREN, le SIRET et l’activité déclarée

Demander et lire l’extrait Kbis ou l’avis de situation

Pour une société, demandez un extrait Kbis récent, qui indique le nom du gérant et l’objet social. Un auto-entrepreneur fournit plutôt l’avis de situation SIRENE, qui suffit à confirmer l’immatriculation.

Ajoutez un dernier réflexe, qui ne prend que deux minutes : consultez le BODACC pour repérer une éventuelle procédure collective, redressement ou liquidation. Une entreprise en difficulté ne l’affiche pas sur sa page d’accueil.

Confirmer le régime fiscal et la TVA

Les attestations sociales et fiscales

L’attestation de vigilance URSSAF

C’est le document qui touche directement à l’obligation du donneur d’ordre. Demandez-la avant la signature dès que le contrat atteint 5 000 € HT, puis renouvelez la vérification tous les six mois tant que la prestation dure.

La régularité fiscale

Pour un montant important ou une mission longue, demandez l’attestation de régularité fiscale auprès du SIE. Privilégiez le document officiel, daté, plutôt qu’une simple capture d’écran : c’est lui qui tiendra debout en cas de contrôle.

Les assurances

Le statut : prestataire réel ou salarié déguisé

Un indépendant reste un indépendant, même quand il travaille beaucoup pour vous. La frontière se joue sur quelques critères concrets. Ils se vérifient en regardant la façon dont la mission est organisée, pas seulement en relisant le contrat.

Si la plupart de ces points penchent vers le salariat, mieux vaut revoir le cadre de la mission avant de signer que de le corriger après coup, avec un litige sur les bras.

Le contrat avant la signature

Les clauses qui protègent vraiment le donneur d’ordre

Données personnelles et accès aux outils

Le prestataire manipule souvent des données sans que personne y pense vraiment. CRM, Search Console, GA4, base d’emails : dès qu’il traite des données personnelles pour votre compte, il agit en sous-traitant et le contrat doit comporter les clauses prévues à l’article 28 du RGPD.

Après la signature : ce qu’il faut garder

Le contrat signé n’est pas la fin du travail administratif. Un dossier bien tenu vous sauve la mise le jour où un contrôle tombe, ou simplement quand il faut retrouver un justificatif en urgence.

Check-list à imprimer

Gardez-la sous la main au moment de signer. Il suffit de cocher chaque ligne, et le dossier tient debout. Si vous recrutez aussi des salariés, la plateforme Recrutel peut vous servir de point de départ.

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